MISSIONS ACHEVEES :
De 1998 à 2003
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par la Colombie le 28 janvier 1991
L’exode rural, les problèmes économiques et sociaux et la violence sont autant d’éléments qui ont participé à l’apparition des laissés-pour-compte en Colombie.
On comptait à l’époque 10 000 “recycladores” dans la capitale de Bogota. Leur moyen essentiel de subsistance est le ramassage de papiers, cartons, verre dans les poubelles de la ville, qu’ils revendent à des entreprises publiques ou privées. Ils font partie d’un des secteurs les plus marginaux de la société colombienne. Leur activité n’est pas reconnue par le gouvernement.
Des études locales ont montré qu’environ 5 000 jeunes vivent dans les rues de Bogota. Leurs moyens de survie sont la mendicité, le vol, la prostitution et le trafic de drogue.
Il existe peu d’institutions proposant un soutien au développement personnel, pouvant donner de véritables chances de réinsertion sociale et de participation. Avec notre soutien, l’association colombienne CACHIVACHE a animé pendant plusieurs années des ateliers ouverts à cette population de jeunes, ou jeunes adultes, de la rue. Son équipe, expérimentée dans le domaine psychopédagogique, a conçu et mis en œuvre un projet qui associe l’intervention sociale et le suivi psychologique des populations de jeunes.
Notre association a été sollicitée pour apporter une aide institutionnelle et financière. Une déléguée d‘Enfants du Monde – Droits de l‘Homme, médecin psychiatre de formation, a coopéré avec l’équipe de CACHIVACHE à partir du printemps 2000.
La mission en Colombie s’est achevée en 2003.
De février 1999 à octobre 1999
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par le Nicaragua le 5 octobre 1990
Le Rio Coco est une région indienne, l'une des plus pauvres et isolées du pays. En novembre 1998, le cyclone Mitch y a balayé les maigres infrastructures qui existaient et anéanti une agriculture déjà très fragile. Les communautés n'avaient plus de ressources alimentaires propres. Se sont ajoutés à cette situation les risques d'épidémies, fréquentes dans cette région humide. Enfants du Monde - Droits de l'Homme, en collaboration avec Alistar Nicaragua, a mis en place des centres de référence en santé et nutrition.
Les objectifs initiaux étaient nombreux et suivaient une idée précise : le rétablissement des conditions d'accueil et de prise en charge médicale et sanitaire de base, après la catastrophe que fût le cyclone Mitch.
EMDH a renforcé le rôle des cantines communautaires infantiles comme centres de référence, permettant une prise en charge médicale et sanitaire des enfants. L’association a également renforcé la capacité d'action des postes de santé.
Elle est parvenue à prévenir et détecter les maladies infectieuses et les problèmes liés à l'alimentation des enfants et a développé une politique de vigilance auprès des mères de la communauté : vigilance aux niveaux des maladies contagieuses et des problèmes liés à la malnutrition.
Enfin, un travail de sensibilisation aux notions d'hygiène de base auprès des enfants a été mis en place.
La mission a pris fin en octobre 1999.
De 1989 à 1999
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par Haïti le 8 juin 1995
C'est en Haïti que l'association a ouvert sa première mission internationale en 1989. Jusqu'en 1993, EMDH a apporté une aide matérielle (équipement médical et médicaments) à des structures de santé et assuré des distributions de matériel scolaire.
A partir de 1994, ECHO (Service d'aide humanitaire de la Commission européenne) met en place un programme d'aide d'urgence et confie à EMDH les volets santé et nutrition pour la région du Cap-Haïtien (départements Nord et Nord-est).
Le travail mené avec les partenaires locaux a pris de multiples formes : distribution d'aide alimentaire, création de centres nutritionnels, réhabilitation et équipement de centres de santé, fourniture de médicaments, formation du personnel médical…
Enfants du Monde - Droits de l'Homme a également mené des activités de promotion de la Convention internationale des droits de l'enfant et soutenu des communautés rurales dans leur développement :
- réhabilitation du lac de Garde Saline dans le département du Nord-est (région de Fort Liberté), en collaboration avec la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l'Union Européenne ;
- création d'une coopérative de pêche à Phaéton.
Ceci a permis de garantir la sécurité alimentaire de la population de cette zone.
La mission a pris fin en décembre 1999.
De mars 2000 à 2002
La Convention
internationale des
droits de l’enfant a été
ratifiée par le
Venezuela le 13 septembre 1990
Des pluies torrentielles entraînant des glissements de terrain ont dévasté le Venezuela en décembre 1998. Les dégâts ont été considérables. Une seconde catastrophe en novembre 2000, et la pression des autorités du Venezuela, ont entraîné un transfert massif des populations victimes vers l’intérieur du pays.
Dans l'Etat de Portuguesa, et plus particulièrement à Guanare, les conditions de logement et d'accueil des familles déplacées ne permettaient pas une intégration aisée et n'offraient pas de possibilité de projection dans un futur prometteur.
La ville de Guanare accueillait à elle seule 50% de ces familles (environ 2 500 personnes). Notre association, présente lors de la première catastrophe, a suivi une centaine de ces familles, dans le cadre d'un projet de suivi psychosocial en direction des enfants. Le projet s'appuyait sur la relation de confiance et le travail effectué durant 10 mois avec ces familles.
A partir de décembre 2000, notre équipe a mis en place une opération d'aide dans le quartier de Virgen de Coromoto.
La mission a pris fin au cours de l'année 2002.
De 1999 à 2003
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par l’Albanie le 27 février 1992
Les programmes d’EMDH en Albanie ont commencé au printemps 1999 pendant la crise du Kosovo. Le pays avait alors connu l’afflux de plusieurs centaines de milliers de réfugiés, engendrant une grave crise humanitaire. Des actions d’urgence avaient été entreprises pour accueillir et protéger les populations déplacées.
Notre association s’est vue confier la gestion d’un camp de réfugiés à Povel, dans le district de Mallakaster près de la ville de Ballsh.
Après la fin de la crise et le retour des réfugiés au Kosovo, nous avons maintenu notre présence dans ce district en réhabilitant six écoles publiques.
En novembre 1999, grâce au soutien du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), un centre d’accueil de jour pour enfants des rues a été ouvert à Tirana. L’aide s’est ainsi étendue aux enfants en difficulté de Tirana et s’est doublée d’un accompagnement social des familles.
La mission a pris fin en 2003.
De août 1999 à décembre 2000
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par la Turquie le 4 avril 1995
En 1999, le nord-ouest de la Turquie connaissait deux violents tremblements de terre. Le premier, d'une magnitude de 7,4 sur l'échelle de Richter, a essentiellement touché Izmit, principale ville de la région industrielle de Kocaeli. Le second, d'une magnitude de 6,8, a eu pour épicentre la ville de Düzce, détruite à 80 %. La population a été très affectée au niveau sanitaire, psychologique et social.
Dès le 23 août 1999, une équipe s’est rendue sur place dans le but d’établir les priorités d’action. Une aide matérielle et un soutien psychologique aux sinistrés de la région d’Izmit ont alors été organisés en urgence. Le Conseil général du Val-de-Marne et le Service d’aide humanitaire de la commission européenne (ECHO) ont cofinancé l’opération.
Plusieurs centres d’animation spécialisés ont été ouverts en septembre 1999. Les enfants y ont trouvé un soutien psychologique et ont eu accès à des activités éducatives. Présente dans le quartier d’Asilkent et sur le camp de Cephanelik jusqu'à sa fermeture progressive, notre équipe franco-turque a ensuite poursuivit ses activités à Izmit dans les camps de Yahyakaptan, Bahçecik, Sirinköy, Kullar, Dogu Kisla, et Körfez, ainsi que dans la maison de quartier d'Asilkent.
A partir de juin 2000, EMDH est également intervenue dans la région de Düzce. Des accueils ont été ouverts dans les camps de Gümuspinar, Siralik et Kia, ainsi que dans les quartiers de Beyciler.
La mission a pris fin en décembre 2000.
De août 1999 à fin 2001
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par la Yougoslavie le 3 janvier 1992
Notre action a débuté au Monténégro en août 1999. La fin des frappes de l’OTAN, le traité de paix de juin 1999 et le retour des réfugiés albanais au Kosovo ont entraîné l’exode de populations serbes et roms, dont une partie a trouvé refuge dans la république voisine du Monténégro. Dans un premier temps, notre attention s’est portée sur les populations déplacées, réfugiées et défavorisées de Bar. Les familles étaient hébergées, soit dans d’autres familles, soit dans des centres collectifs ou des abris sommaires. On comptait à cette époque dans la commune de Bar plus de 2 800 réfugiés et environ 5 000 déplacés, dont plus de 1 500 enfants d’âge maternel et primaire. Un programme d’aide matérielle et d’accompagnement éducatif de ces enfants a été mis en œuvre par notre équipe.
Par la suite, l’association a été mandatée en octobre 1999 par le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) pour prendre en charge les enfants déplacés résidant à Rozaje. Cette ville se situe à l’est du Monténégro, à la frontière avec le Kosovo. Ce sont 234 roms, dont 122 enfants, qui y ont été accueillis dans des maisons individuelles ou dans des centres collectifs.
Début 2001, l'UNICEF nous a sollicité pour intervenir à Berane, ville située au Nord-Est du Monténégro qui compte 38 000 habitants et accueille 7 200 réfugiés et déplacés. Un programme d'appui aux populations Roms des quartiers de Talum et Harime a été mis en place par nos équipes dès mars 2001.
La mission d’EMDH s’est achevée à la fin de l’année 2001.
De janvier 2000 à fin 2002
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par la Yougoslavie le 3 janvier 1992
En novembre 1999, l’UNICEF a alerté EMDH sur la situation dans le camp de déplacés roms de Leposavic, dans la zone serbe du Nord du Kosovo, caractérisé par l’absence de prise en charge spécifique des enfants. L’organisation a été sollicitée par l’UNICEF et le HCR pour étudier la possibilité de cette prise en charge.
Enfants du Monde – Droits de l’Homme a alors mis en place un programme de soutien global à l’enfance (nourriture, soins et suivi éducatif) dans ce camp situé à une trentaine de kilomètres au nord de Mitrovica (partie serbe).
Notre équipe, présente à partir du début de l’année 2000 à Leposavic, a également pu identifier des besoins dans les autres camps roms de la zone sud du Kosovo. Ainsi, dès mars 2000, nous avons été actifs dans le camp de Plemetina, situé dans la commune d’Obilic à une quinzaine de kilomètres de Pristina. EMDH y disposait de locaux et d’un terrain de sport et proposait aux enfants des activités éducatives de rescolarisation et activités récréatives.
La mission a pris fin en 2002.
De 1994 à fin 2002
La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par le Brésil le 24 septembre 1990
Enfants du Monde - Droits de l'Homme est intervenue dans la région de Recife, au Brésil, à partir de 1994.
EMDH travaillait avec les associations d’habitants des favelas et la Congrégation du Bon Pasteur à l’amélioration des conditions de vie des enfants : des écoles ont été construites, des coopératives de recyclage ont été créées ou soutenues.
La majorité des habitants des favelas vit en dessous du seuil de pauvreté. Près de la moitié d’entre eux souffre de malnutrition, dont une forte proportion d’enfants. Le taux d’alphabétisation n’y dépasse pas 50%.
Les enfants sont souvent contraints de travailler dès l’âge de 6 ans. Ils sont employés pour l’approvisionnement en eau, la récolte des crustacés ou le ramassage des déchets. Leur salaire est dérisoire et leurs conditions de travail sont particulièrement pénibles.
En 1998, le Service de l’Action humanitaire du gouvernement français, la Commission européenne, le Ministère français des Affaires étrangères (Mission pour la coopération non gouvernementale) et l’Ambassade de France au Brésil ont permis, par leur soutien financier, la réalisation d’un programme communautaire dans la favela de Fosfate et la mise en place de coopératives dans la région d'Ipojuca. Un centre de protection maternel et infantile a, entre autres, été créé.
La mission s’est achevée fin 2002.
MISSIONS ACHEVEES DANS LES PAYS OU NOUS SOMMES TOUJOURS PRESENTS:
Centre d’accueil pour les enfants vulnérables de la communauté des Khans dans le quartier de Khadimya à Bagdad
Bagdad, quartier de Khadimya
Phase 2 : novembre 2005 – novembre 2006
Bénéficiaires
Le quartier de Khadimya se situe au nord de Bagdad ; la présence des tombeaux de 2 imams en fait l’un des principaux lieux saints de l’Islam en Irak. Les Khans sont des bâtiments construits à l’origine pour accueillir les pèlerins lors de leur passage, mais qui ont fini par constituer l’abri de familles pauvres qui y vivent dans des conditions très difficiles. Les enfants sont vulnérabilisés par ces conditions de vie ; certains sont quasiment en situation de rue, d’autres ne sont plus scolarisés, ils courent tous les risques liés à la désocialisation, l’isolement, la désintégration familiale et l’absence de suivi.
297 enfants ont bénéficié de l’action d’EMDH dans le centre de Khadimya.
Description de l’action :
Ouverture et équipement d’un centre d’accueil de jour pour les enfants vulnérables
Activités de protection :
- Identification des enfants à risque ;
- Aide à la scolarisation ;
- Promotion de l’hygiène ;
- Visites dans les familles pour assurer un suivi sur la protection
dans le cercle familial.
Activités de prévention :
- Activités socio-éducatives ;
- Elections de « parlements des enfants » pour
renforcer leurs participations dans les activités du centre ;
- Sensibilisation aux droits des enfants ;
- Soutien psychologique ;
- Sensibilisation à l’hygiène physique ;
- Soutien nutritionnel.
Soutien aux familles des enfants du centre :
- Distributions de produits alimentaires et non-alimentaires pour
soutenir économiquement les familles et assurer
l’amélioration de leurs conditions de vie ;
- Petits projets de micro-crédit (pour 5 familles) ;
- Facilitation des procédures légales et
administratives ;
- Travail social.
Renforcement des capacités des employés
du Ministre des Affaires Sociales (MOLSA) :
Tout le programme s’est déroulé en
collaboration
avec le MOLSA, et le personnel du centre a été
formé par les équipes d'EMDH pour pouvoir assurer
la
pérennité du projet.
Partenaires techniques :
Partenaires institutionnels :
Partenaires financiers :
Projet de protection de l’enfance dans le Sud du Sri Lanka (janvier- août 2006)
Bénéficiaires
Environ 1100 enfants
Enfants abusés, enfants des rues, enfants handicapés, jeunes filles, enfants dans les communautés ou accueillis en institutions…
Ce programme composé de plusieurs volets nous a permis de mieux cerner les besoins en terme de protection de l’enfance dans cette zone du pays. En parallèle de ce projet, une évaluation a été conduite par nos équipes (de mars à août) afin d’évaluer les besoins prioritaires. Cette évaluation nous a amené à concevoir et démarrer nouveau projet auprès des enfants dans les institutions.
Enfin, un nouveau projet est à l’étude afin d’apporter un soutien spécifique aux enfants/jeunes victimes d’abus sexuels ainsi qu’aux mères adolescentes enceintes/avec jeunes enfants. Ces enfants/adolescentes sont en effet mélangées aux autres enfants dans les institutions et ne reçoivent pas de soutien adapté à leur situation.
Description de l’action :
