Sri Lanka

 

La Convention internationale des droits de l’enfant a été ratifiée par le Sri Lanka le 12 juillet 1991

EMDH a commencé à travailler au Sri Lanka en 2005 à la suite du Tsunami. Le raz-de-marée qui a touché l'Asie du Sud-Est dans la matinée du 26 décembre 2004 a eu d'énormes répercussions sur tout le pays. Les conséquences économiques et psychologiques de cette catastrophe sont dramatiques tant pour les enfants que pour leurs parents. Les conséquences non matérielles de la catastrophe sont importantes : impact psychologique du traumatisme vécu, sentiment de pauvreté, solitude matérielle et psychologique, isolement des enfants ou encore pertes de repères…

L'Est du pays, en particulier les districts de Batticaloa, Ampara et Trincomalee, a été le plus affecté par la catastrophe. L'aide internationale s'est alors portée en priorité vers ces districts, en palliant les besoins matériels les plus urgents (relogement des familles, approvisionnement en eau, réhabilitation temporaire des dispensaires, etc.).

Le déploiement de l'aide a été bien moindre dans le Sud du pays (Districts de Galle, Matara et Hambantota) bien qu’il concentre le tiers des pertes humaines et matérielles.

En mars 2005, EMDH a commencé un projet de « soutien psychosocial aux enfants affectés par le Tsunami » dans 5 camps du District de Matara. Ce programme s’est terminé en février 2006 en ayant bénéficié à 500 enfants et 100 familles. Plus de 5 000 enfants ont participé aux activités du programme.

Dans le cadre de son travail avec les victimes du Tsunami, EMDH a dû parfois travailler en coordination avec les institutions accueillant les enfants en difficulté. EMDH s’est naturellement intéressé à la situation de ces enfants, coupés de leur famille et de leur communauté, à qui peu d’activités sont proposées et dont la prise en charge n’est pas toujours adaptée à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Soutenant la politique de désinstitutionalisation du gouvernement, EMDH a souhaité s’impliquer dans les institutions afin d’accélérer la réintégration familiale, d’améliorer la prise en charge des enfants et d’assurer le respect de leurs droits.

Un nouveau programme a donc été mis en place en 2006 pour une durée de 3 ans.
Nos équipes interviennent dans les institutions mais aussi dans les communautés d’origine des enfants afin de travailler sur la prévention et la protection de l’enfance dans la famille, et d’accompagner la réinsertion des enfants.

A la fin de l’année 2005, EMDH a par ailleurs décidé de clôturer le programme Tsunami (qui aura bénéficié à 500 enfants dans les camps et 100 familles) et de rediriger son action vers les enfants en difficulté de l’ensemble du sud du Sri Lanka.


Province du Sud (Districts de Galle et de Matara)

Depuis septembre 2006

Suivi psychosocial, prévention, réunification familiale, activités récréatives, éducation, suivi médical

Bénéficiaires

Au Sri Lanka plus de 15 000 enfants vivent dans des centres appelés « institutions » (publiques ou privés) pour différentes raisons : enfants abandonnés, enfants des rues, enfants victimes de négligence ou d’abus, en situation d’extrême pauvreté, atteints de retard mental, enfants en conflit avec la loi… Tous sont accueillis de la même façon dans ces institutions sans bénéficier d’une prise en charge adaptée à leur situation.

Plusieurs recherches et études démontrent que la situation de vie dans ces institutions est souvent précaire et stigmatisante : le lien avec la famille est parfois nié et la préparation à la réintégration dans la communauté est très limitée.

EMDH vient en aide à :

- Environ 300 enfants dans 6 institutions.

- Les enfants en communautés vulnérables (500 enfants dans 10 villages) qui participent aux activités d’EMDH, et les familles vulnérables.

- Les officiers du gouvernement de la protection de l’enfance, les Agents de surveillance (PO’s) et les Agents de sensibilisation (CRPO’s), et les travailleurs sociaux des institutions de Galle et Matara. Des formations seront par ailleurs proposées par nos équipes afin de favoriser une meilleure connaissance des droits des enfants et d’améliorer la protection et la prise en charge des enfants dans les institutions et les communautés rurales.

Description de l'action

Le projet vise à renforcer le système de protection de l’enfance : travail en collaboration directe avec les agents du gouvernement (PO’s et CRPO’s) pour analyser les besoins de protection et mettre en place le bon dispositif de suivi et de réponse aux problèmes de l’enfant.

Le projet se développe ensuite sur trois axes :

Axe Prévention - travail de prévention à l’institutionnalisation dans les communautés les plus « à risque » :

• Activités récréatives et éducation non formelle (sensibilisation aux droits de l’enfant, hygiène et santé, éducation sexuelle….) pour les enfants ;
• Sensibilisation de la communauté aux problèmes de protection de l’enfance et éducation non formelle (droits de l’enfant, hygiène et santé, maladies sexuellement transmissible, alcool…) ;
• Repérage des enfants vulnérables ou à risque et travail psychosocial avec les familles et agents du gouvernement pour trouver des solutions (support légal, administratif, professionnel, éducatif, médical, psychosocial…).

Axe en institution - travail à l’intérieur des institutions privés ou publiques pour améliorer les conditions des vies des enfants :

• Renforcement du système éducatif ;
• Organisation d’activités recréationelles et sportives pour les enfants ;
• Promotion de l’éducation non formelle avec les éducateurs ;
• Suivi individuel médical ;
• Suivi émotionnel pour les enfants les plus traumatisés ;
• Accompagnement individuel pour la réinsertion.

Axe Réintégration/Réunification - travail de préparation à la vie après l’institution :

• Analyse au cas par cas avec les agents du gouvernement ;
• Reprise de contacts avec la famille et accompagnement à la réunification ;
• Réintégration dans la communauté : planification des actions et soutien (émotionnel, professionnel, éducatif…) ;
• Suivi individuel après réintégration/réunification et résolution des éventuels problèmes rencontrés.

Ce travail est mené en collaboration étroite avec les agents du gouvernement pour garantir la pérennité de l’action. Il bénéficie du soutien de l’Unicef et d’autres associations travaillant dans la protection de l’enfance. EMDH est membre d’un comité associatif national pour la désinstitutionalisation.

Partenaires techniques :

  • Sarvodaya
  • Save the Children - Sri Lanka

Partenaires institutionnels :

  • Unicef
  • Ministry of Child Development and Women Empowerment
  • Ministry of Education
  • Department of Probation

Partenaires financiers :

  • Unicef
  • Avenir Social
  • Fondation de France
  • Fondation Elle
  • Ministère français des Affaires étrangères


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